Deux cochons sont amoureux du joli petit cul céleste qui pille mes neurones.
Moi, la laide, je dois donc expier ma faute d'avoir des neurones de surdouée et d'être laide.
Et cela fait plus de vingt ans que la coucou planque son cul dans mon petit havre de paix pour mieux me déglinguer. Comme toutes ces perverses qui s'adonnent au chantage affectif ....
Après avoir eu très honte d'avoir été entraînée dans cette sombre histoire de clan malsain et narcissique à mort, un jour je me suis rendue à la fac du Mirail pour voir si je pouvais poursuivre mon joli projet d'étudier la philosophie jusqu'à mon dernier souffle .... J'ai raconté mon histoire, montré les salissures par blogues interposés et expliqué que je ne voulais plus jamais que ma vie privée soit exposée.
Peu de temps après avoir rencontré les professeur.es qui vont bien, j'ai également fait la connaissance d'une bande de copines qui m'ont accueillie comme une soeur. Elles ont soigné l'oiseau blessé que j'étais devenue, moi qui avait toujours été rieuse dans ma vie ....
Et depuis je sais que je ne suis pas coupable des exactions d'une bande de cochons qui a profité de ma gentillesse pour vouer un culte à des potiches au fil des années, réglant leurs comptes sentimentaux à grand coup de sabre, de zen et de supercheries de malotrues.
J'en ai bouffé du Mexique à Taïwan, de la solitude, de la honte.
Mais c'est fini, je n'ai plus de chagrin, non Chevillard: seulement une immense colère d'avoir perdu autant d'années sans avoir jamais rien pu partager d'autre que des histoires qui ne me concernaient pas mais que ces porcs et leurs catins venaient tricoter chez moi.
Aujourd'hui j'essaie de rattraper tout ce temps perdu: j'écris comme jamais, je brode aussi comme jamais. Et le plus précieux, c'est cette certitude qui s'avance enfin doucement dans mon esprit que je ne serai plus jamais trahie ni utilisée.
La bassesse je ne l'ai connue qu'en entrant sur la toile virtuelle. J'aurais pu m'en extraire, c'est vrai. Mais nul part il ne fut écrit que c'est aux victimes d'endurer indéfiniment, pour des siècles et des siècles ....
Je suis fière d'avoir résisté et fière de mes amies de ce Mirail comme de tous les Mirails de la Terre.